Rencontre avec un créatif : Le touche à tout Henri Blum

Coaxe: Je vous ai découvert en tant qu’auteur par votre ouvrage jeunesse “Opération Solex” depuis j’ai suivi votre travail sur votre Blog, où j’ai eu le plaisir de découvrir que vous étiez également illustrateur et animateur, vous pouvez m’en dire plus sur ce qui est votre/vos métiers aujourd’hui ?

Henri Blum: Je ne me sens pas écrivain ou auteur, mais raconteur d’histoires. Tous les médias me sont bons pour ça. Après des années dans l’informatique technique (développement) j’ai opéré un virage vers un travail plus créatif. Je fais principalement de la création de contenus pour le marketing digital et les réseaux sociaux : images, textes, vidéo promotionnelles, book-trailers, etc. Je me suis lancé dans l’écriture tardivement, sans doute complexé par mon manque de culture littéraire. Désormais j’y consacre beaucoup de temps et je multiplie les projets (surtout jeunesse)… Mais il faut être patient : un livre met des mois à s’écrire, puis des mois à trouver un éditeur, qui lui même en programme la sortie parfois un an après la signature du contrat… D’autant plus que la période, qui était déjà difficile pour l’édition (au sens large), est devenue particulièrement incertaine avec le covid-19… 

general Henri Blum

C: Avec quels outils travaillez-vous (Adobe ? Tablette ou ordi ? …) ?

HB: Rien de très original : logiciels Adobe sur un vieil ordi Mac qui a bientôt 10 ans… Et pas de tablette graphique, je ne m’y suis jamais fait… Pour l’écriture, Google Doc, comme ça je ne risque plus de perdre des textes avec un disque dur qui rend l’âme… Plus atypique, je filme encore ponctuellement en Super 8 (que je retravaille sur ordi) et je dessine/programme aussi sur des ordinateurs des années 80 (Amstrad CPC par exemple) car j’aime les contraintes techniques qu’imposent ce matériel. 

C: Quel moment préférez-vous dans votre métier, vos journées ?

HB: Professionnellement mes journées ne sont pas particulièrement chargées ces derniers temps alors mon rythme personnel est très décousu, même si je me mets quoi qu’il arrive devant mon ordinateur après le déjeuner, avec un café et un morceau de chocolat… Je peux alors commencer à m’y mettre sérieusement… Et plus globalement ce que je préfère dans la création, ce sont les rencontres, avec une histoire, des personnages, un éditeur ou d’autres créateurs… Rien ne vaut l’enthousiasme et la fougue d’un projet qui démarre…

C: Et dernière question, quel est votre rapport au digital ? et à la communication plus particulièrement ?

HB: Je vis entouré d’ordinateurs depuis les années 80. Sans eux, je ne créerai pas, ni dessin, ni vidéo, ni roman, …. Je ne me sens pas geek mais utilisateur averti et passionné. J’ai à l’origine une formation (universitaire) d’électronique et d’informatique, donc le digital a toujours été mon principal gagne-pain. 

A titre personnel je trouve que les réseaux sociaux sont la façon la plus idiote et la plus dangereuse de perdre son temps… Mais professionnellement c’est une opportunité à ne pas louper. Surtout si l’on débute une carrière et paradoxalement surtout si l’on a pas de moyens (financiers). Ils permettent – à peu de frais – de fédérer une communauté autour de ses créations et de faire soi-même le travail de promotion que les petits éditeurs ne peuvent pas faire (faute de temps, d’argent, …). Aujourd’hui un créateur DOIT communiquer et désormais il PEUT le faire seul (ou accompagné par des spécialistes). Même les moins doués et les plus timides peuvent s’exprimer. Boycotter les réseaux sociaux est pour moi quasiment une faute professionnelle. Mais c’est une question qu’on ne se pose pas lorsqu’on a 20 ans aujourd’hui…

Merci beaucoup à Henri Blum d’avoir pris le temps de me répondre, vous trouverez ci-dessous les liens vers sa page Facebook et son blog.

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